lundi 27 octobre 2014

Déclaration de Strelkov


« Actuellement, je reçois en continu un flux d'informations sur les préparatifs d'une offensive sur Donetsk par les troupes ukrainiennes, et par des bandes de "nazguardes". Ces derniers jours, l'ennemi a brutalement intensifié l'activité des ses unités de reconnaissance, ainsi que les frappes de l'artillerie sur les positions des insurgés, les quartiers résidentiels et les entreprises industrielles.

L'ennemi recourt en masse à des systèmes des lance-roquettes lourds, à une artillerie de gros calibre et à des missiles tactiques "Tochka-U".

Les victimes parmi la population au cours de ce soi-disant "cessez-le-feu" dépassent les pertes subies suite aux actions militaires intensives du mois dernier. 

Deux dispositifs d'assaut ennemis, nettement configurés pour mener une offensive, pointent sur la capitale de la République Populaire de Donetsk, des côtés nord-ouest et sud-ouest. Le troisième, concentré du côté de Debaltsevo, peut frapper Chakhtersk, ou plus en profondeur Krasnyi Loutch et Anthracite, pour arriver à la frontière russe par les régions les moins couvertes par les insurgés, la prendre sous son contrôle et couper ainsi les insurgés de tout approvisionnement.

Si toutes les forces réunies par la partie ukrainienne sont lancées dans le combat de manière simultanée et décidée, les unités des insurgées, mal équipées, mal dirigées, sans une aide russe directe, seront rapidement mises en déroute et la Nouvelle-Russie cessera d'exister à peine après être née.

En m'appuyant sur les données dont je dispose, et sur les rapports et analyses des spécialistes compétents, mon pronostic est le suivant : l'attaque ennemie visera en premier lieu à s'emparer des villes de Donetsk et de Makeïevka, dont l'agglomération est la plus grande et la plus importante dans la région. N'importe quelle de ces provocations que la junte a appris à produire de main de maître, peut servir de prétexte pour démarrer l'offensive. L'attaque ne peut être qu'éclair, décidée, visant l'obtention d'un résultat rapide, faute de quoi elle perdra tout son sens. La partie ukrainienne comprend parfaitement que si l'opération est freinée, la probabilité que la Russie intervienne est élevée. 

S'emparer de Donetsk ou du moins de sa partie avant que les dirigeants russes prennent la décision d'intervenir, tel est l'objectif ennemi. Après, ils auront tout le loisir de faire des déclarations aux États-Unis et en Europe quant à leur engagement de résoudre le conflit par des moyens pacifiques.

Le plus important pour eux est de ne pas laisser le temps aux dirigeants russes de prendre une décision adéquate. La réponse militaire à l'agression ukrainienne est toute prête: ce sont les mêmes personnes qui ont récemment arrêté l'offensive contre Marioupol délaissé par les unités ukrainiennes, qui vont s'en charger.

En parlant simplement, Kiev a décidé de miser le tout pour le tout, c'est-à-dire faire une frappe éclair et tout de suite après se rabibocher, mais cette fois à ses conditions. Car sans Donetsk, ou avec la capitale divisée par une ligne de front, il ne sera plus du tout question pour la Nouvelle Russie d'une quelconque souveraineté. Si ce projet est réalisé avec succès, ce sera la défaite russe, militaire et politique, la plus cuisante depuis 1991 [année de la chute de l'U.R.S.S.], entrainant de forts tremblements politiques internes.

A cette occasion, je m'adresse aux représentants de tous les services russes qui s'assurent du respect des accords de Minsk. Je leur demande de prendre en considération les projets des escadrons de la mort ukrainiens, et d'informer le Président Poutine des conséquences probables pour le peuple russe du Donbass et pour la Russie, si ceux-là venaient à se réaliser. »
 
Source: NovoRossia

 



   
Le colonel Igor Ivanovitch Strelkov est un officier des renseignements russes. Parti en Ukraine en tant que volontaire, il est devenu le commandant des forces armées d'auto-défense puis le ministre de la défense de la République Populaire de Donetsk. Génial stratège, il a permis à la résistance sous-équipée de contenir l'armée ukrainienne pourtant soutenue par l'OTAN. Suite à de sombres intrigues politiques il a récemment été contraint de quitter son poste, au profit de nouveaux dirigeants qu'il appelle les "larbins d'une heure" de l'Occident.
 

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